Tous les chemins mènent à Paris... mais les canaux aussi !
Par Un scout le lundi 2 juillet 2007, 22:01 - Paris - Lien permanent
J'étais un peu là en touriste, enfin... c'est ce qu'on m'avait dit ! On m'a proposé de venir faire la remontée vers Paris du canal de l'Ourcq sur un radeau. J'avais l'impression de me taper l'incrust' parce que je n'avais pas mon propre radeau. Si on m'avait dit... (je l'aurais quand même fait !!! ) Arrivé sur le point de départ, à Aulnay-sous-Bois, j'ai fait connaissance avec mon équipe : 5 scouts (11-14 ans) et un autre chef de Château-Thierry. On a reçu les consignes : on avait 10 km à faire, l'arrivée se faisait dans le bassin de la Villette, entre 11h30 et 14h30. On avait une pause goûter à mi-parcours. Le départ se faisait par convoi, il y en avait 5 en tout. Ca commençait à chauffer sur les berges du canal, et les jeunes étaient impatients de partir pendant que les chefs recevaient les dernières consignes de sécurité.
Finalement, les radeaux ont été mis à l'eau : il y en avait plus de 50 ! Chacun avait sa touche plus ou moins personnelle : des radeaux avec des bidons (des gros, des moyens et des petits), d'autres avec des chambres à air, certains carrés, d'autres d'une forme plus hydrodynamique, avec ou sans mât (et donc des drapeaux), avec des palettes, des planches ou des perches, ... Tous flottaient, et faisaient à eux tous une flotte prête à conquérir Paris ! (ils n'avaient pas consulté l'oracle, sinon ils auraient su que ça se révélerait plus ardu qu'imaginé)
Les convois sont partis, les uns après les autres, en essayant de ne pas trop s'étaler. Certains avançaient bien, d'autres traînaient un peu plus la patte (ou la pagaie). C'est là qu'on a commencé à voir les premiers vices de fabrication, principalement sur les pagaies : trop petites, trop fragiles, on avait du mal à avancer. En plus, le radeau tournait toujours vers un côté. Pour y remédier, nous avons réévalué les besoins de répartition des forces et des poids. Nous pensions avoir rééquilibré le radeau, mais il n'en était rien : ça tournait toujours.
Après une demi-douzaine d'échanges de places pour essayer mieux équilibrer le radeau (je vous passe les détails), nous avons opté pour une autre technique de propulsion. Ainsi, nous avons réinventé le halage de bateau. Et au passage, nous étions contents de seulement le réinventer : comme d'autres y avaient pensé avant nous, le canal de l'Ourcq était bordé par deux chemins de halage. Avec deux ficelles, Thibaut et moi avons tracté le radeau, les jeunes (que nous avions quand même laissés sur le radeau) se contentant de repousser de temps à autre le radeau quand il s'approchait trop du bord. Au début, il n'y avait pas beaucoup de radeaux halés, mais en avançant nous en trouvions d'autres (ou alors nous étions rattrapés par d'autres) qui exploitaient la même technique. 11h30 a sonné (l'arrivée au bassin de la Villette était prévu entre 11h30 et 13h).
Enfin, nous sommes arrivés au point goûter, pour pouvoir nous ressourcer en carburant (surtout nous, les chefs, qui tirions !). Puis nous sommes repartis, toujours en tractant ce radeau avec des ficelles qui nous sciaient au niveau de la taille (nous n'avions pas de corde assez longue) avec les scouts qui nous remontaient le moral (et moi qui bénissais mes poignées d'amour qui faisaient un coussin, faut bien que ça serve ^^ ). À l'approche de Paris, nous rencontrions de plus en plus d'animaux crevés et pourris. Berk !
Puis nous sommes arrivés à un point de regroupement : tout le monde devait passer l'intersection en même temps. Quand tout le monde fut arrivé, go, go, go ! Là, pas moyen de tirer, il fallait donc pagayer avec les bouts de pagaies qui nous restaient et en essayant de ne pas les casser. Ce fut la galère (normal me direz-vous, en galère on rame), pour faire avancer le mastodonte propulsé par la seule force de deux chefs déjà épuisés. Mais nous sommes parvenus de l'autre côté et avons repris notre rôle de bêtes de trait. 13h avaient déjà sonné.
L'obstacle suivant était un pont amovible qui nous barrait le chemin tant il était bas. Pareil que précédemment, regroupement. Et sur la passerelle qui franchissait le canal, une foule d'admirateurs nous acclamait en même temps que des civils nous demandaient qui nous étions, ce que nous faisions, ... Quand tout le monde a été là, le pont a été levé en même temps que le vent se levait. C'est face à une véritable tempête (oups) que nous avons dû pagayer comme des malades.
Finalement, à 15h, soit avec deux heures de retard, tout le monde était là, au bassin de la Villette. Les radeaux sortis de l'eau, tout le monde s'est jeté sur la nourriture, tels des piranhas qu'on aurait nourris avec une feuille de salade par jour pendant des mois.
Ce fut long, pénible par moment, mais nous sommes arrivés (bon, d'accord, quelques radeaux ont coulé et reposent désormais parmi les poissons, mais on a le droit à 10% de pertes, non ?). En tout cas un excellent souvenir (et mon nez se souvient aussi des coups de soleil).
Quelques photos qui rappelleront des choses à ceux qui étaient là, et donneront des idées aux autres...





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Commentaires
Mais dis donc... c'est moi sur la première photo, Alain sur la troisième et Seb qui discute avec ma cheftaine sur la quatrième... la ;-)
Bravo, super idée, super récit, et super photos...
J'étais sur que c'était Thomas !! Trop forte ! Je suis deg' de pas t'avoir vu miais il n'est jamais trop tard n'est-ce pas !!
Bonjour,
Je recherche des photos de cette superbe journée.
Contactez moi jerome.daniaud@free.fr.
Responsable de groupe de Villemomble
D'autres photos sont visibles dans ces archives (nécessite un décompresseur pour les .rar, par exemple WinRar) :
http://dionne-alain.ovh.org/temp/ra...
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bonjour je souhaite en savoir plus sur votre superbe journée
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